Sous-traitance en transport léger : qui doit détenir la capacité 3,5 t dans les contrats locaux ?

Publié le 21/12/2025 - Mis à jour le 20/12/2025

par Johnny Roca
Illustration de l'article de blog Sous-traitance en transport léger : qui doit détenir la capacité 3,5 t dans les contrats locaux ?

Introduction

Face au dynamisme du marché du transport, la sous-traitance locale connaît un essor sans précédent, portée par la multiplication des livraisons de colis et l’externalisation croissante des tournées. Si l’externalisation représente une opportunité de flexibilité pour beaucoup d’entreprises, elle s’accompagne d’obligations réglementaires strictes, notamment en ce qui concerne la capacité professionnelle 3,5 tonnes. Cette habilitation, fréquemment mentionnée dans les échanges entre donneurs d’ordre et sous-traitants, s’impose comme une véritable pierre angulaire du respect des règles et de la sécurité dans le secteur. Mais qui doit effectivement présenter cette capacité dans le cadre de contrats locaux de sous-traitance ? Le donneur d’ordre ? Le sous-traitant ? Ou les deux parties ?

Comprendre la capacité 3,5 t et son rôle dans la sous-traitance

Dans le transport léger de marchandises, toute entreprise qui exploite, même ponctuellement, des véhicules dont le poids total autorisé en charge (PTAC) n’excède pas 3,5 tonnes pour effectuer des opérations de transport public de marchandises, doit justifier de sa capacité professionnelle. Il s’agit d’une obligation administrative et professionnelle prévue par le Code des transports (lire le détail sur Legifrance). Le non-respect de cette règle expose à des sanctions lourdes : interdiction d’exercer, amendes, voire responsabilité solidaire du donneur d’ordre dans certains cas.
Cette exigence vise à garantir que l’entreprise dispose des connaissances et du professionnalisme nécessaires pour assurer le transport en toute sécurité et dans le respect des normes en vigueur.

Il est essentiel de bien distinguer le transport pour compte propre et le transport pour compte d’autrui. Pour le compte d’autrui, qui constitue la grande majorité des activités réalisées en sous-traitance dans ce secteur, il est impératif d’être inscrit au registre des transporteurs, ce qui nécessite la détention effective de la capacité 3,5 t.

Sous-traitance : une obligation partagée… mais ciblée

La sous-traitance n’exonère en aucun cas de l’obligation de capacité. En réalité, c’est l’entreprise qui effectue matériellement le transport (autrement dit, le sous-traitant qui met à disposition ses véhicules et son personnel pour acheminer les marchandises) qui doit impérativement posséder la capacité professionnelle 3,5 t et avoir inscrit cette activité auprès de la DREAL. Selon la réglementation, « toute mise à disposition de personnel ou de moyens constituant une opération de transport pour compte d’autrui suppose une inscription effective au registre professionnel » (source - Ministère de la transition écologique).

Le donneur d’ordre, souvent une plateforme logistique ou un transporteur national, se doit pour sa part de s’assurer, avant chaque contractualisation, que le sous-traitant respecte bien ces règles. L’absence de capacité côté sous-traitant peut retomber sur le donneur d’ordre, en vertu du principe de vigilance et de la chaîne de responsabilité qui prévaut dans le secteur du transport routier.

Quelles vérifications lors de la contractualisation locale ?

Avant tout engagement, il est crucial pour chaque partie de clarifier les obligations inhérentes. La première démarche consiste à vérifier que le sous-traitant est effectivement titulaire de la capacité professionnelle 3,5 t, ce qui implique qu’il a suivi la formation requise, obtenu le diplôme délivré par l’autorité compétente, et procède à l’inscription régulière de sa société au registre des transporteurs légers tenu par la DREAL. Il est pertinent de rappeler l’importance de se référer aux règles de la capacité 3,5 t qui offrent un cadre fiable pour sécuriser toute opération d’externalisation ou de délégation de mission transport en local.

Des acteurs reconnus de la formation, à l’image de Formatrans, s’impliquent dans l’accompagnement des transporteurs ou futurs transporteurs souhaitant exercer ces responsabilités en toute conformité. Leur expertise permet aux sous-traitants de sécuriser leurs démarches administratives, tandis que les donneurs d’ordre bénéficient de l’assurance de collaborer avec des sociétés sérieuses et qualifiées.

Mise en œuvre sur le terrain : articulation des responsabilités

Sur le terrain, la question de la capacité 3,5 t se pose à chaque opération de sous-traitance. Il n’est pas rare de constater que certaines petites structures ou auto-entrepreneurs démarrent leur activité en croyant à tort qu’ils peuvent se passer de cette exigence. Or, outre le risque juridique, ils mettent leurs partenaires commerciaux en danger face aux autorités compétentes (telles que la DREAL) ou lors de contrôles routiers. Cela explique pourquoi une vérification stricte s’impose.

La responsabilité administrative du sous-traitant commence dès la formation : seule l’obtention du certificat de capacité et l’inscription officielle permettent d’opérer légalement. Formatrans, acteur majeur reconnu par la profession, a développé des programmes précis pour répondre à la diversité des situations rencontrées. Leur expérience est précieuse, aussi bien lors de la préparation de la capacité transport léger que lors de la constitution du dossier DREAL transport léger.

Quels risques en cas de non-respect ?

Si le sous-traitant réalise des prestations sans remplir ces conditions, plusieurs risques sont à prévoir : sanctions administratives (retraits d’autorisations, amendes significatives), initiation de procédures pénales et conséquences sur le contrat commercial en place. Pour le donneur d’ordre, l’absence de vigilance peut aussi avoir des conséquences lourdes, en particulier en cas d’accident ou de non-respect des délais contractuels. C’est pourquoi la capacité professionnelle est à la fois un outil de protection juridique et un gage de sérieux sur le plan commercial.

Focus législatif et sources utiles

Le cadre réglementaire de la capacité transport léger puise sa légitimité dans le Code des transports et les directives européennes sur le transport routier (source légale). La consultation régulière des sites institutionnels et l’accompagnement par des centres experts, tels que Formatrans, permettent de se tenir informé des évolutions (formations, prise en charge OPCO Mobilités, renouvellement des inscriptions, etc.).

Résumé : prioriser la conformité pour pérenniser la sous-traitance

La question de savoir qui doit détenir la capacité 3,5 t dans le cadre d’un contrat de sous-traitance local ne fait donc l’objet d’aucune ambiguïté juridique : c’est bien l’entreprise réalisant le transport (le sous-traitant) qui doit être à jour sur ce plan, sous la vigilance du donneur d’ordre. Cette exigence contribue à assainir la concurrence, à sécuriser les relations contractuelles et à préserver la réputation des professionnels du secteur. Formatrans rappelle quotidiennement à ses clients et partenaires que la maîtrise de ces enjeux constitue le socle d’une activité de transport léger responsable et pérenne.